ALZHEIMER

Comment avez-vous vécu la période où l'on vous a annoncé la maladie d'Alzheimer de votre proche ?

L'aidant, suite à l'annonce de la maladie, peut ressentir tout un tas d'émotions avant d'arriver à une phase d'acceptation de la maladie. Il s'agit d'un deuil blanc. L'aidant fait le deuil de son ancienne relation avec son proche, deuil de la "normalité", deuil de sa vie d'avant... C'est très difficile à gérer. 

 

Dans cette période d'émotions intenses, l'aidant se sent particulièrement seul.

A qui parler de sa colère contre les médecins et le système ?

De sa colère envers son proche, même s'il n'y est pour rien dans sa maladie ?

De sa culpabilité de ne rien avoir vu avant, de ne rien avoir pu faire pour empêcher cette situation ? 

Beaucoup d'aidants ont honte de ce qu'ils ressentent parce qu'on ne leur a jamais dit que c'est tout à fait normal. 

 

La personne malade n'est pas la seule victime de la maladie d'Alzheimer. Il s'agit d'un choc pour tout l'entourage ! 

 

Pour être de nouveau serein malgré la maladie et le changement dans sa vie, l'aidant a besoin de surmonter les différentes phases de ces deuils. 

 

Il pourra ensuite avoir les idées plus claires sur ce qu'il peut mettre en place pour :

- aider son proche au quotidien,

- stimuler ses fonctions cognitives et ainsi ralentir l'évolution des symptômes, 

- continuer à avoir du temps pour soi et ne pas s'épuiser. 

 

Où que vous en soyez dans l'acceptation de la maladie de votre proche, n'oubliez pas que vous n'êtes pas seul.

 

Pensez aux groupes d'aidants, par exemple, qui peuvent vous permettre de discuter avec des personnes qui vivent les mêmes situations que vous. Cela permet de parler de ses émotions sans peur du jugement, mais aussi d'échanger de nombreuses astuces pour la gestion du quotidien.  

 

 

Article rédigé par madame Amélie Wallyn
Ergothérapeute spécialiste du maintien à domicile
De la personne âgée. 

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